25.05.2007

Trois explications parmi d'autres ...

(retrouver ce texte et d'autres contributions sur www.ouvronsledebat.net

 

1.Une France qui vieillit

Les Français vieillissent, l’espérance de vie progressent. On le sait, les retraités ont toujours été la frange la plusfebaa8288170165d44ca8bb3dcbba759.jpg conservatrice de notre société. Ségolène Royal n’a réuni que 25% des suffrages sur les plus de 64 ans.
Nous sommes le parti des forces vives de la nation; de la jeunesse. Mais cela ne suffit pas. Nous avons pris un retard énorme sur cette partie de la population, et, sans tomber dans le “marketing politique”, nous devons aller voir, écouter, discuter avec les personnes âgées .

==> Proposition : appliquer le socialisme aux plus de 64 ans, en élaborant, pour la prochaine fois (les législatives), une sorte de huitième pilier du pacte présidentiel uniquement sur ces questions. Et nous avons des choses à dire !!! Accessibilité des transports, développement du monde associatif, politique culturelles adaptées, ponts entre les générations. Nous pouvons ramener cet éléctorat en lui parlant d’autre chose que de son porte feuille, comme le fait Sarkozy.

2. Séparer les médias et les industries
Je ne vais pas revenir sur le constat, je crois qu’il est partagé par tous. Il y a un véritable problème d’indépendance des médias, et nous pouvons porter plusieurs solutions.

==> Remplacement du CSA par une Autorité de Régulation des Médias, dotés de plus de pouvoirs et dont les membres seront nommés à la majorité des deux tiers par le parlement. Assurer son indépendance.

==> Par la loi, interdire l’accès aux marchés publics aux groupes qui posséderaient des intérêts dans les médias (u moins télé et radio) : moyen simple, transparent et clair (lutte contre la corruption) de séparer TF1 de Bouygues, Europe 1 de Lagardère, le reste de Bolloré, ces trois groupes ne pouvant exister sans la commande publique.

==> Réfléchir sur le rôle des sondages. A titre personnel, je suis pour une interdiction de l’élaboration de sondages politiques, je ne vois pas leur intérêt.

3. Le Parti Socialiste n’est pas le parti des fraudeurs.

Au PS, nous nous sommes battus et avec succès pour la mise en place d’instruments pour l’égalité des chances. SMIC, RMI, Allocations familiales, CAF, etc, etc. .. Mais nous apparaissons aussi comme les défenseurs de “parasites”, ceux qui vivent du système à temps plein, profitant d’aides ausquels ils n’ont pas le droit… De la même manière, nous montrons une sorte de complaisance face aux patrons-voyoux. C’est désastreux, et cela a pesé en 2002 et en 2007.
On le sait tous, certaines personnes en abusent : c’est important en terme de somme monétaires, cela pèse sur les budgets. Mais c’est surtout désastreux en terme d’image, car nous passons pour les défenseurs de ceux qui abusent du système.
Cela doit changer.6d993616eefd14d03423d08afa12ad4a.jpg
Nous devons lutter contre ceux qui jouent avec les allocations et les subventions. Montrer que ces aides ont leurs rôle pour certains, et être dur sans concessions avec les autres. Cela passe par la mise en place de contrôle plus fréquent, et des sanctions réelles contre les fraudeurs.
Je ne vise pas les bénéficiaires des aides, j’en fais parti, mais ceux qui, particuliers et entreprises, pensent pouvoir vivre au frais de l’Etat.
Nous devons agir de la même manière, et en les regroupant dans le même sac sur les fraudeurs de la “France d’en haut”. Patrons-voyous, qui augmentent leurs salaires quand ils licencient, golden parachutes, etc… Cela fait parti d’une même dynamique. L’Etat est au service de ceux qui en ont besoin, et ne doit pas cautionner de tels comportements.

22.05.2007

"La refondation idéologique du PS reste à faire"


«La refondation idéologique du PS reste à faire»
Par Jean-Dominique MERCHET
LIBERATION QUOTIDIEN : mardi 22 mai 2007

Laurent Baumel est responsable national aux études du Parti socialiste. Ce
proche de Dominique Strauss-Kahn a publié Fragments d'un discours réformiste
(Editions de l'Aube, 2006).

Où en est la refondation idéologique du PS ?

Elle reste à faire ! Même si, depuis 2002, nous avons avancé sur un point majeur
: désormais nous assumons notre réformisme, en ayant donné congé à une
rhétorique néo-gauchiste, à notre «surmoi marxiste». Nous sommes un parti
réformiste, mais il nous manque toujours un projet historique. Le PS n'a pas su
renouveler sa doctrine. Sur des questions comme la mondialisation, la nouvelle
question sociale ou l'individualisme contemporain, nous n'avons pas de contenu
adapté à notre posture réformiste.


Durant la campagne, Ségolène Royal a quand même fait bouger les lignes ?

Elle n'est pas enfermée dans la fétichisation des héritages, et la souplesse
dans la pensée est une condition importante du renouveau doctrinal. Elle a levé
des tabous, mais pas forcément sur les sujets qui sont au coeur de notre agenda.
Car le socialisme, c'est d'abord la question sociale. Et là, elle ne nous a pas
fait beaucoup progresser.

De son côté, DSK se revendique social-démocrate. Mais qui n'est pas
social-démocrate au PS ?

On peut avoir un débat sur les mots. Dominique Strauss-Kahn parle aussi de
«socialisme du réel». Personnellement, je suis attaché à l'idée d'un «réformisme
radical». Mais ce qui est important, c'est de définir une identité positive.

Le PS doit-il s'inspirer des exemples étrangers : Tony Blair ou les
social-démocraties nordiques ?


Il faut emprunter ce qui doit l'être. Au blairisme, un état d'esprit qui
consiste à assumer le préalable de la refondation idéologique. Tony Blair ne
s'est pas présenté au départ comme un pragmatique qui fait de la gestion. Il a
pris au sérieux la question idéologique, pour la redéfinir, un peu comme Sarkozy
le fait à droite. Plus que le contenu de sa politique, c'est de cela dont nous
devons nous inspirer. A partir des exemples nordiques, nous pouvons réfléchir à
un nouveau compromis entre un fonctionnement plus fluide du marché du travail et
une sécurisation des parcours des salariés.

Quels liens y a-t-il entre cette rénovation et la question de l'alliance avec
Bayrou ?


La refondation idéologique ne doit pas être subordonnée à cette question.
Rénover, ce n'est pas s'allier avec le centre, même si j'observe qu'il peut y
avoir des convergences.
Peut-on rénover sans trancher d'abord la question du leadership au sein du PS ?
Désigner un leader plus tôt permettra de mener un travail idéologique et
programmatique qui ne soit pas parasité par des questions de personnes. Mais
n'allons tout de même pas trop vite : il nous faut d'abord tirer sérieusement
toutes les conclusions de notre défaite à la présidentielle.

17.03.2007

Votez Ségolène !

 

 

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Alors oui, la candidature de Bayrou est séduisante. Son avant-programme (rappellons qu'il n'a pas, à ma connaissance, livrer de programme officiel), intéressant. Nos points-communs sont bien réels. Mais ce n'est pas un hasard si nous nous sommes engagés à gauche ! Il manque à son programme une dimension humaniste et rénovatrice, que le programme de Ségolène est le seul à porter !

Pour une éducation prioritaire dotée de vrais moyens !

Ségolène Royal et le parti socialiste proposent de limiter à 17 le nombre de lycéens et de collégiens par classe dans les ZEP. Un vrai changement, qui nous rapprocherait des pays nordique, et nous ferait vraiment avancer. 

Notre candidate est la seule de faire de l'éducation des générations futures une priorité. En augmentant les moyens pour les ZEP, elle offre aux habitants de ces quartiers un autre avenir : celui d'une France plus juste.  

 

Pour le droit de vote des étrangers aux éléctions locales !

Promesse de 1981, longtemps oubliée, mais cette fois mise en avant. Par quelle logique pouvons nous interdire à ceux qui payent leurs impôts de ne pas participer à la gestion des collectivités où ils habitent ? 

En réponse à Sarkozy et à son curieux ministère de l'identité nationale, le Parti Socialiste et sa candidate proposent une France garante des Droits de l'Homme y compris sur son territoire, sans injustice. Bayrou est silencieux sur ce sujet.  

 

 Pour une nouvelle république, et pour l'interdiction du cumul des mandats !

 Notre Vème République a montré depuis 1997, et plus encore depuis 2002, ses limites : concentration des pouvoirs, non-renouvellement, opacité, la liste est longue et se raccroche au nom de Jacques Chirac.
Parce que nous voulons le changement, pour une république simplement plus démocratique, avec un vrai pouvoir de contrôle pour le parlement, nous voterons Ségolène Royal.
Bayrou propose  également une sixième république. Mais elle ressemble étrangement à un régime que nous avons déja connu.

 

Si François Baryou peut être l'image du changement, c'est bien Ségolène qui peut, avec le Parti Socialiste, rendre plus forte la France en la rendant plus juste. 

 

Emmanuel 

26.10.2006

Réponse à Philippe Allard

Bonjour,

 

Le message de Philippe ALLARD (responsable de la campagne de ROYAL dans notre section) me semble significatif.

 

"Oui Ségolène Royal a raison de réclamer un renouveau de la démocratie. (...)

 

Oui Ségolène Royal a raison de réclamer plus d’égalité dans notre société à tous les niveaux. (...)

 

Oui Ségolène Royal a raison de réclamer une relance de l’Europe pour sortir du clivage oui/non. (...)"

 

 

 

J'ai supprimé quelques "désirs d'avenir" et autres "ordre juste".

 

 

 

Ségolène ROYAL se place en situation de dénonciation par rapport à l'impuissance des politiques devant les problèmes de la société française.

 

Mais quel socialiste ne veut pas davantage de démocratie, quel socialiste ne se bat pas pour réduire les inégalités sociales ou économiques, quel socialiste ne se bat pas pour plus de justice? La question c'est comment y parvenir. Or, un président de la république ne doit pas se contenter de déclamer ou de réclamer, il doit faire des propositions concrètes. Et c'est là que les choses se gâtent.

 

Quelles sont les propositions concrètes que fait Ségolène ROYAL hormis ses slogans ou ses mesures gadgets ("jurys citoyens", "encadrement militaire des primo délinquants", "suppression de la carte scolaire").

 

 

 

Mais où est la vision d'ensemble, la cohérence.

 

 

 

On a bien compris que sa stratégie était de caresser l'opinion dans le sens du poil quitte à aller chasser sur les terres de SARKOZY.

 

Tout se passe comme si elle n'avait cure des militants socialistes et des débats, que seuls les sondages l'intéressaient.

 

Tout se passe comme si l'élection était l'objectif ultime, peu importe ce qui se passera ensuite, on improvisera.

 

 

 

Comment peut-on penser que c'est avec ce type d'attitude qu'on réhabilitera le discours et l'action politique.

 

Les français ont besoin, d'un homme politique qui leur dit la vérité et qui sera en mesure d'apporter des réponses concrètes aux problèmes.

 

 

 

Tout cela me rappelle MITTERRAND (pour ne pas dire CHIRAC) : on suscite l'enthousiasme en donnant l'impression que l'on va changer la politique et une fois arrivé au pouvoir, on fait ce que l'on peut pour s'y maintenir. La déception ne sera pas longue à venir et le discrédit sur les politiques encore un peu plus grand.

 

MITTERRAND? ce n'est d'ailleurs pas par hasard si une bonne partie des mitterrandiens historiques l'on rejoint (sauf les fabiusiens évidemment).

 

Et après, ce sont ses supporters qui veulent donner des leçons de politique en disant qu'elle apporte un souffle nouveau dans la vie politique.

 

 

 

Décidément, je ne me résouds pas à accepter cette façon de faire de la politique

 

Les militants socialistes ont une grande responsabilité, celle d'élire un candidat qui sera en mesure de redonner à la politique sa grandeur, qui sera en mesure de susciter la confiance des français durant l'exercice du pouvoir.

 

 Philippe

 

 

26.07.2006

Les caméléons de la politique

 

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Un débat récurrent en politique est de savoir dans quel sens doit se faire l'aller-retour entre programme et citoyen. 

Doit-on faire preuve de consumérisme, voire de démagogie, en collant à l'opinion ? Non aux immigrés, oui aux policiers dans les écoles, baisse générale des impôts et demain on rase gratis ? 

Ou au contraire, doit-on expliquer, convaincre les citoyens des projets, élaborés dans ou autour des partis ? Faire accepter des hausses d'impôts au nom d'un service public efficace, présent en zones rurales, ou pour l'investissement dans l'éducation ou la recherche ?

 

Vous l'aurez compris, je suis partisan de la seconde solution. Et pour plusieurs raisons. 

Tout d'abord, que veut l'opinion publique ? et c'est quoi, l'opinion publique ? C'est les résultats d'un sondage ? C'est l'application d'une politique à base de proverbe ? C'est constant une opinion ? C'est surtout manipulable.

Un exemple : avant d'envahir l'Irak, le président Bush, ses conseillers, Tony Blair ont brandi devant leurs parlements, leurs citoyens les preuves irréfutables que l'Irak avait des armes de destruction massive. Mensonges maintenant révélés, qui ont pourtant permis à ces pays de partir en guerre avec le soutien de leurs opinions. Mais bon, ça reste un cas particulier. 

Non, ce que je reproche surtout à ces caméléons de la politique, c'est le manque de courage dont ils fait preuve.  Gouverner, c'est prévoir a dit un jour le Général de Gaulle. Et prévoir, c'est parfois prendre des décisions courageuses, parfois impopulaires. Je pense par exemple à la réforme des retraites, qu'aucun gouvernement de gauche n'a mise en place par peur de se mettre à dos l'éléctorat. Résultat, on se retrouve maintenant avec une mauvaise réforme, incomplète, de la droite. 

Ce que je leur reproche encore, c'est de mener  une politique de la facilité : chercher un bouc-émissaire, traditionnellement les jeunes ou les étrangers - même sans tomber dans les extrêmes du Front national. Ne pas prendre position sur les sujets délicats. Temporiser, refiler la "patate chaude" aux voisins. Ou dire que c'est de la faute de l'Europe, un autre grand classique.

Ce que je leur reproche enfin, c'est d'avoir institutionalisé une politique du mensonge : Chirac, puisque c'est lui le premier visé, savait très bien qu'il ne baisserait pas les impôts de 33%. Certains de nos camarades, se voulant à gauche du parti, promettent aussi aujourd'hui de vaincre le libéralisme, par exemple en créant une Europe anti-libérale. Ne savent-ils vraiment pas que l'Union Européenne est, dans son ensemble, composé de pays libéraux qui n'accepteront pas ces réformes ? Mais ce sera une nouvelle fois pratique, "c'est pas nous, c'est l'Europe". 

 

C'est pour toutes ces raisons que je soutiens aussi Dominique Strauss-Kahn. Il ne promet pas le Grand Soir, pas pour demain en tout cas. Il ne s'engage pas sur des politiques qui ne sont pas réalisables, dans le contexte de mondialisation actuelle. La France ne peut pas faire ce qu'elle veut, mais elle dispose déja de marge de manoeuvre pour lutter contre les inégalités et transformer la société. C'est le socialisme du réel qui permettra enfin aux socialistes de remporter une élection, puis la suivante. 

 

Emmanuel