05.06.2007

La rupture ...avec l'ouverture

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François Fillon a comparé lundi soir à Lyon l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy à une "nouvelle vague bien décidée à changer la façon de penser et d'agir", l'opposant à "la gauche des grandes âmes sèches" qui, selon lui, "n'ose plus aimer la France".

"Il faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales", a lancé le Premier ministre, venu soutenir dans la capitale des Gaules des candidats UMP de la région Rhône-Alpes.

Multipliant les formules assassines, il s'en est pris à une gauche "qui n'ose plus aimer la France", qui "considère comme déplacé d'en être fier", qui "prêche le statu quo quand tous les Français disent +nous voulons autre chose, nous avons faim de réussir+".

Devant près de 1.200 personnes réunies à la Cité internationale de Lyon, le chef du gouvernement a affirmé que "c'est une nouvelle vague qui arrive aux responsabilités", "bien décidée à changer la façon de penser et d'agir", "déterminée à réécrire les scénarios politiques les plus usés, les dialogues les plus stéréotypés".

Cette "nouvelle vague" est "résolue à changer le film en noir et blanc auquel la gauche tenait tellement", elle "ne craint pas de bousculer les tabous et d'enjamber les barrières partisanes qui ralentissent et divisent la France", a poursuivi M. Fillon.

"Fini ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la justice et le Français contre la France! Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse et cela va donc cesser", a-t-il insisté.

"Oui, ce gouvernement incarne une nouvelle vague et un style original. Rien ne nous y obligeait. Ce 17 mai, nous aurions pu sans surprendre présenter aux Français le gouvernement des amis, des alliés, des vieux routiers du pouvoir. Nous aurions pu faire comme avant, comme toujours", a-t-il encore affirmé.

"La gauche attendait le retour du passé et c'est l'avenir qui déboule. Le 6 mai, nous avons pris à contre-pied une gauche fatiguée, dépassée, bardée de certitudes et de préjugés, une gauche qui se faisait par avance une joie de nous caricaturer, de nous diaboliser", a ajouté M. Fillon.2007 AFP

 

Deux remarques sur cette triste déclaration de notre premier ministre : 17 millions de français, soit 47% de l'électorat, n'ont PAS voté pour Nicolas Sarkozy. Le message est clair, la dictature de la majorité est en route. 

Seconde remarque, plus grave : enfin, QUI était au gouvernement depuis cinq ans ?  François Fillon et Nicolas Sarkozy entre autres, mais c'était un gouvernement de DROITE. Ce n'est pas nous qui gouvernions jusque là.

En une déclaration, monsieur Fillon vient de révéler la vraie nature de son "gouvernement d'ouverture"