24.05.2007

Les Indiscrétions de campagne ...

C'est , et aussi , c'est n'importe quoi et ça passe bien !

Bravo Abadinte !  

Quelques extraits :

 

2. Un militant déchire des affiches François Bayrou lors d'un collage. Une jeune passante le félicite. Elle croyait en fait qu'il collait du François Bayrou.

3. Un militant distribue des tracts contre Sarkozy (les fameux tracts de Re-So de la campagne Antisarko). Le militant se fait conspuer. Les passants croyaient qu'ils distribuaient des tracts pour Sarkozy.

21. Un militant UMP a demandé sa main à une militant PS le soir des élections. Elle a rompu.

46. Le MoDem a réussi son pari: il y a un gouvernement d'union national. Mauvais point pour le MoDem, l'union national ne comprend pas de MoDem. Les salauds passent par le cable!

68. Un courant va se créer au MoDem : ce seront les rénovateurs du parti. Avoir besoin de rénover du neuf, ça donne un coup de vieux.

74. En plein coeur de la campagne, des fabiusiens se réunissent: "Nous devons tout faire pour que Fabius soit Ministre". Certains ont des objectifs insurmontables.

75. En plein coeur de la campagne, des languistes se réunissent: "Nous devons tout faire pour que Jack soit au Quay d'Orsay". Ce mot d'ordre a fait le tour de tout Paris. C'est venu à l'oreille de Chirac qui a répondu: "Mais qui gardera la culture?"

76. En plein coeur de la campagne, une peur sourde circule chez les drayistes, Julien Dray est pressenti à l'Education Nationale. La FIDL -organe jeune des drayistes - prend peur: "Mais comment va-t-on faire pour faire grève contre notre mentor?" Ben tu feras pas l'ami. ;)

 

Le reste chez Abadinte ! 

20.05.2007

75% des plus de 64 ans ont voté pour Nicolas Sarkozy. Et après ?

    Ventilation par classe d'âge du vote Royal  


18/24 ans 53%  
25/34 ans 54%  
35/49 ans 56%  
50/64 ans 51%  
65 ans et plus 25%

 

Source : Ifop

 

 

 

 

 

 

 

On s’en doutait, les personnes âgées votent Sarko. Cela donne une avance au candidat de la droite de plus de 6 millions de votes ! Un écart important, un des constats de notre défaite, une bataille à mener avant les prochaines échéances.

 

L’ardente obligation 

 

Le Parti Socialiste ne peut plus renoncer à cet électorat. Cela reviendrait à se condamner à l’opposition permanente, au vu du vieillissement de la population. Nous sommes le parti des forces vives de la nation, et c’est une fierté, mais nous ne pouvons pas abandonner près de 25% des français à la droite.medium_seniors.jpg

Une marque révélatrice de cet abandon : pas un des 7 piliers du pacte présidentiel de Ségolène Royal ne concernait les retraités.

 

Le temps de l’écoute

 

Il serait hasardeux de proposer des solutions maintenant, sans avoir bien compris les ressorts de notre déroute sur cet électorat. Nous devons maintenant entrer dans une phase d’écoute,  discuter, interroger, comprendre. Faire la part des raisons conjoncturelles (Sarkozy nous rassure) et structurelles (la gauche ne nous connaît pas). Aller à la rencontre des sociologues et des chercheurs sur ce thème, apprendre.

 

Nous avons une priorité : remporter les élections législatives dans le plus grand nombre de circonscriptions possible. Nous devrons ensuite nous organiser pour partir à la conquête du vote des seniors.  

 

 

14.09.2006

Un candidat au service de notre projet

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Membre du MJS, j’ai vu avec stupeur les reproches faites à notre président, Razzye Hammadi pour sa phrase : «  mon candidat, c’est le projet ». Tout de suite, des journalistes qui ne conçoivent pas le débat politique autrement que comme un affrontement de personnes l’ont taxés de langue de bois. Être fier de notre projet, c’est être langue de bois ? Soutenir la réalisation commune à tous les militants, l’aboutissement de plus d’un an de réunions de sections, de travaux en commissions, c’est être langue de bois ? Dans ce cas, je revendique aussi le fait d’être langue de bois.

 

Mais les élections présidentielles sont ainsi faites que c’est pour un homme ou une femme qu’on vote. Choisir un candidat, c’est donc choisir celui ou celle qui défendra le projet auprès des français avant l’élection, mais aussi choisir celui ou celle qui sera le plus à même de transformer nos promesses en actes.

 

Défendre, et agir pour la promotion de notre projet. Lorsque Dominique Strauss-Kahn organise, comme le 30 juillet dernier, une cérémonie de parrainage d’enfants sans-papiers pour empêcher leurs expulsions, ce n’est que la conséquence d’une proposition de la partie III, sur l’immigration partagée : «  Nous respecterons le droit au regroupement familial pour protéger les enfants scolarisés, nés en France, ou y vivant depuis longtemps ». Lorsqu’à l’Assemblée nationale, il s’oppose au projet de fusion entre Gaz de France et Suez, c’est la partie I qu’il défend puisque « nous mettrons en place un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF – dont nous refusons la privatisation ». Reconnaissons le mérite au candidat Strauss-Kahn de s’être approprié ce projet, et de le représenter face aux français. Et, ainsi, d’honorer le travail de tout les militants.

 

Mais si la campagne dure quelques mois, il s’agira ensuite, j’en suis convaincu, de gouverner pendant au moins cinq ans. Si je n’étais pas né au moment de l’élection de François Mitterand, j’ai trop souvent entendu qu’après 81 il y eut 83, et qu’à l’espoir succéda trop rapidement « le tournant de la rigueur ». Aujourd’hui, je n’en veux pas. Aucun gouvernement socialiste n’a remporté les élections qui l’ont suivi. A chaque fois, les désillusions l’emportèrent, et cela, je n’en veux pas. Je veux gagner en 2007, mais aussi gagner en 2012, et au-delà, car il nous faudra bien plus que cinq ans pour renverser le cours des choses.

 

Nous avons la chance, au parti socialiste, de n’avoir que des candidats compétents, disposant tous d’expérience au plus haut niveau. Mais à l’heure des problèmes de pouvoir d’achat, de la croissance sans emploi, de la précarité, de l’actionnaire-roi, la maîtrise de l’économie, cette grande absente des débats de rentrée, sera essentielle. Notre candidat(e) ne devra pas braquer le patronnat (au risque d’entraîner une fuite des capitaux), tout en restant ferme sur la mise en place de notre projet de société.

 

A nouveau, le nom de Dominique Strauss-Kahn se revient. Ministre des finances de Lionel Jospin au moment du passage à l’euro, il a su négocier un taux de change (le célèbre 1€ pour 6.55957 Frcs) favorable à la France. D’un coup, nous nous sommes retrouvés avec (relativement) plus d’euros que les allemands pour la même somme la veille. Et une compétitivité renforcer pour nos entreprises. Cela à l’air de rien, mais ces petites choses mises à bout ont fait dire de DSK qu’il était « le meilleur ministre de l’économie de l’Europe » à ce moment-là, et une croissance supérieure à 3% ces années-là. Imaginons ce qu’il fera avec les moyens de la présidence à sa disposition !

 

Fier de notre projet, j’affirme pour cette raison que mon candidat, c’est Dominique Strauss-Kahn. Et je vous invite à le soutenir également pour que le socialisme au pouvoir soit autre chose qu’une parenthèse que nos « amis » libéraux s’empresseraient de refermer, pour réussir ensemble le changement.

 

Emmanuel

 

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31.07.2006

Le 31 juillet 1914 : "Ils ont tué Jaurès !"

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Le 31 juillet 1914 Jaurès et des amis dînent  au café du Croissant.Le dîner s'achève.  Un journaliste, René Dolier, s'approche, montre à Landrieu une photo : - c'est ma petite fille.- Peut-on voir ? dit Jaurès.Il se penche sur la photo.


À cet instant précis, le rideau s'écarte brusquement.  Une main, un revolver. Deux coups de feu.  Un cri de femme

- Ils ont tué Jaurès !

Jaurès mourra quelques minutes plus tard. Il n'y a plus d'obstacles à la guerre.

Dehors, le metteur en pages de l'Humanité, Tissier, a vu Villain tirer et tenter de s'enfuir vers la rue de Réaumur. Il l'a rattrapé, l'a assommé d'un coup de canne.  Un policier les a rejoints, s'est emparé de l'assassin.

Villain prétend ne pas parler, puis il se décide :

- Je me nomme Raoul Villain et j'ai vingt-neuf ans, Mon père exerce encore les fonctions de greffier au Tribunal civil de Reims.  Ma mère est, depuis vingt ans, pensionnaire d'un asile d'aliénés.

"Pourquoi j'ai tué Jaurès ? J'ai voulu, dans des circonstances aussi graves que celles que nous traversons, supprimer un ennemi de mon pays.  N'allez pas imaginer que je fais partie d'un groupement politique quelconque.  Je n'appartiens à aucune ligue ni révolutionnaire ni réactionnaire ; j'ai agi de mon propre mouvement".

   L'acte d'accusation, en date du 22 octobre 1915, adopte sans hésitation la thèse du crime solitaire : "L'instruction a établi que l'accusé n'avait pas de complices. Il était seul au moment où il a tiré (... ) il a été démontré qu'il ne fréquentait pas les groupements politiques militants et qu'il n'avait point entretenu de relations avec les agitateurs des partis extrêmes".

  Nous savons que Villain, dans l'organisation parallèle des jeunes Amis de l'Alsace-Lorraine, a fréquenté les Camelots du Roi, Il suffit souvent, à un esprit faible, de rencontrer un esprit fort pour donner un contour à des velléités.


Ce n'est qu'en 1919 que l'on jugera Raoul Villain. Il sera acquitté ! On est au plein  de l'ivresse de la victoire. Des urnes va sortir la Chambre « bleu horizon ». Douze jurés ont donc considéré que ce n'était pas une faute d'avoir abattu Jaurès qui, si  on l'avait écouté, aurait privé la France de sa victoire.  La famille Jaurès devra même payer les frais du procès.


Villain est allé se réfugier dans l'île d'Ibiza.  Grâce à un petit héritage, il s'est fait construire une maison On l'appelle le "fou du port".

   La guerre civile espagnole éclate. À Ibiza, les nationalistes tentent de prendre le pouvoir.  Les républicains bombardent l'île, y débarquent. On leur indique la maison du "fou du port" comme pouvant abriter un suspect. Ils s'y rendent, interrogent le propriétaire, découvrent son identité.

Sur la plage de galets, un peu plus tard, on retrouvera un cadavre, la gorge éclatée, la poitrine percée d'un trou rouge, béant.


C'est là tout ce qui demeurait de Raoul Villain, l'homme qui avait tué Jean Jaurès.


Extrait de : Alain DECAUX,

de l'Académie Française

28.07.2006

"Every French person wants to run the contry - a blog is the next best option."

Benjamin Griveaux est le directeur Web de la campagne de DSK.  L'internation Herald Tribune consacre aujourd'hui un article au phénomène blog en France (nous bloggons beaucoup plus que nos voisins), et cite notamment Benjamin.

 

 "Every French person wants to run the contry -  a blog is the next best option."

 

Et vous, qu'en pensez-vous ? Les blogs auront-ils réellement un rôle dans la campagne, ou ne seront-ils qu'un gadget ?  

 

(sur l'article en question : plus d'infos sur le blog de Loïc Le Meur

 

(Tant qu'on en est à parler de blog et de politique, le site bonvote.com classe ce blog aux alentours de la 60ème place sur près de 1000 blogs politique. Bon, ça veut rien dire, mais ça fait plaisir. A noter que le 14ème arrondissement est bien représenté avec le blog de Vincent Jarousseau juste au-dessus ;) ...)