07.08.2006
Le monde est ce qu'il est, c'est à dire peu de choses ...
Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner.
Les découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu'elles sont, annoncées au monde pour que l'homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d'une littérature pittoresque ou humoristique, c'est ce qui n'est pas supportable.
Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu'une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d'être définitive. On offre sans doute à l'humanité sa dernière chance. Et ce peut-être après tout le prétexte d'une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence.
Au reste, il est d'autres raisons d'accueillir avec réserve le roman d'anticipation que les journaux nous proposent. Quand on voit le rédacteur diplomatique de l'Agence Reuter* annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam*, remarquer qu'il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.
Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.
Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison.
Merci à Christine, de RM21, pour nous avoir rappelé la date
17:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Hiroshima, Albert Camus, DSK
28.07.2006
"Every French person wants to run the contry - a blog is the next best option."
Benjamin Griveaux est le directeur Web de la campagne de DSK. L'internation Herald Tribune consacre aujourd'hui un article au phénomène blog en France (nous bloggons beaucoup plus que nos voisins), et cite notamment Benjamin.
"Every French person wants to run the contry - a blog is the next best option."
Et vous, qu'en pensez-vous ? Les blogs auront-ils réellement un rôle dans la campagne, ou ne seront-ils qu'un gadget ?
(sur l'article en question : plus d'infos sur le blog de Loïc Le Meur)
(Tant qu'on en est à parler de blog et de politique, le site bonvote.com classe ce blog aux alentours de la 60ème place sur près de 1000 blogs politique. Bon, ça veut rien dire, mais ça fait plaisir. A noter que le 14ème arrondissement est bien représenté avec le blog de Vincent Jarousseau juste au-dessus ;) ...)
11:20 | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : Parti Socialiste, DSK, Loïc Le Meur, blog, politique, Vincent Jarousseau, Paris
12.07.2006
1ère fiche : Roger Salengro, de la Mairie de Lille à la calomnie
Roger Salengro est une des grandes figures socialistes d'avant-guerre, a été maire de Lille de 1925 à 1935, et ministre de l'intérieur de juillet à novembre 1936. Il a été la victime d'une campagne de presse haineuse, calomnieuse, qui l'ont conduit à se suicider.
Pas gai pour une première fiche, et un peu long : les deux premières pages concernent la vie et l'oeuvre de l'homme, les trois suivantes retracent l'histoire de sa fin.
Sans comparaison déplacé avec Clearstream, son histoire nous rappelle qu'on doit toujours accueillir avec prudence les propos des médias. Si "Gringoire", l'hebdomaire fasciste de l'époque n'existe plus, il n'en reste pas moins que les abus sont toujours courant aujourd'hui, et qu'on s'emballe souvent rapidement, alors que, rappelons le, dans ce domaine, il peut y avoir de la fumée sans feu.
"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose", disait Goebbels...
Télécharger la fiche ici : document word, pas trop lourd à priori
La plupart des informations et les photographies viennent de l'Académie de Lille
Et n'hésitez pas à faire vos remarques : c'est trop lourd, c'est illisible, on comprend rien, achète un dictionnaire...
14:10 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : DSK, Parti Socialiste, Lille
29.06.2006
DSK à Japy : Un grand meeting au service de la vérité.
Dominique Strauss-Kahn réunissait ses sympatisants hier soir, au gymnase Japy dans le 11ème arrondissement de Paris.
Dans ce lieu chargé d'histoire, qui a acceuilli les premiers congrès de la gauche à la fin du XIXème siècle, notre candidat, entouré de Danièle Hoffman, Anne Sinclair, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Guen, Pierre Moscovici, et Jean-Paul Huchon (entre autres), a partagé avec une salle remplie (plus de 1000 personnes) sa vision de la politique.
Dans une configuration inhabituelle, avec une tribune au centre et des rangées de chaises tout autour, DSK a d'abord rappelé les raisons de sa candidature, avant de répondre sans discrimination aux questions de la salle.
UNE EXIGENCE DE VERITE AU SERVICE D'UNE FRANCE GENEREUSE
DSK l'a rappelé : on ne peut pas dire n'importe quoi, on ne peut pas faire n'importe quoi. Ca ne sert à rien de faire des promesses qu'on sera incapable de tenir. La gauche ne doit pas chercher à remporter les élections, elle doit aussi penser à gouverner dans la durée, et pour cela il lui faudra être élue et réelue. Donc gouverner sincèrement, sans démagogie.
Sans démagogie, c'est aussi se démarque de la droite, d'une droite qui a détruit la politique, une droite de postures et d'impostures. Ce n'est pas un hasard si le slogan de Sarko est "la France d'après". La France d'après Chirac, oui, dont Sarkozy est l'héritier, le continuateur, le nouveau démagogue.
Le projet socialiste n'est pas celui là. La gauche, et le PS, doivent dire la vérité, et rappeler que la générosité est au coeur de ses valeurs.
CHANGER NOS VIES
Le discours de Strauss-Kahn repose sur quatre piliers : l'éducation, qui est maintenant l'une des priorités du projet socialiste. La démocratie, à rénover. L'énergie, pour préparer l'après-pétrole. Et la vie, enfin, avec les changements sociétaux.
Cela passe par la prise en compte des questions de vieillisements, d'alimentation, la lutte contre l'épidémie d'obésité ou les problèmes d'accidents du travail.
Ce n'est pas accessoire, c'est une politique prioritaire, au conséquences multiples. Lutter contre l'obésité, c'est chanter nos modes d'alimentation, c'est créer une production agricole en fonction des besoins des consommateurs, et donc aménager le territoire.
Il ne faut pas diminuer les investissements dans la santé, mais au contraire les augmenter. Investir dans la génétique, dans la recherche, car c'est là qu'est la croissance de demain.
DEBAT AVEC LA SALLE
Une dizaine de questions ont pu être prises, par séries de trois. Elles ont porté sur l'immigration, le mariage homosexuel, la lutte contre le chômage, les dictatures en Afrique ...
DSK y a répondu à chaque fois avec brio, mais sans apporter d'élements nouveaux.
Ma seule déception a été sa réponse à la question sur la Françafrique. Démarque toi, Dominique, condamne ces régimes, fermement, cite des noms, dit que la France ne soutiendra plus jamais des dictateurs.
HONTE A VOUS LES MEDIAS
Evidemment, les journalistes ne se sont intéressés qu'à deux sujets : la réaction de DSK ou de Camba à l'annonce de la candidature de Jospin, et la réponse à la question "Qu'est ce qui vous différencie des autres candidats..."
On ne se refait pas, ces médias sont ridicules ...
Conclusion : une très belle réunion, remotivante, montrant un DSK dans une stature d'homme d'état, capable de traiter tout les problèmes, avec la volonté de changer la vie, sans promettre un utopique grand soir, mais par une volonté politique et réformiste.
Un autre compte-rendu là :
http://jeunesavecdsk.over-blog.com/
12:25 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : DSK, Japy, meeting, Parti Socialiste, Lionel Jospin
20.06.2006
28 Juin, DSK à Paris ! !
12:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, DSK
