31.05.2008
Les journalistes sont des incapables ! (et les politiques aussi...)
Vous avez sans doute entendu parler du scandale de l'annulation d'un mariage à Lille parce que la fiancée n'était pas vierge. Du mari se précipitant au tribunal dès le lendemain. De l'application de la charia en France ...
Et bien oui, mais en fait il faut toujours revenir aux sources.... Merci Maître Eolas !
09:31 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.05.2008
Faire l'Europe politique et sociale
Notre camarade Fabien Chevalier propose, avec Yohann Abiven de la section de Rennes, un très bon projet de contribution sur l'ambition européenne du parti socialiste.


Comme je suis trop fatigué ce soir pour dire tout le bien que j'en pense, voilà quelques extraits pour vous pousser à cliquer là !
"Il fut un temps où les socialistes français savaient porter haut l’ambition européenne. Depuis, que s’est-il passé ? C’est comme si nous avions été chiraquisés de l’intérieur !"
"Faire de l’Union européenne un bouc-émissaire arrangeant, c’est nous condamner à nombre de désillusions électorales à venir et, surtout, à élargir la crise de légitimité du politique dans notre pays"
"Européaniser la pensée politique, c’est surtout, et c’est ce qui fera difficulté en France, quitter les habits de l’idéologie pour épouser
ceux d’un réformisme de gauche"
"L’Europe donne aujourd'hui le entiment qu'il n'y a pas d'alternative possible à la politique menée et encouragée par les enragés de la déréglementation. Cela ne nous rappelle que trop le fameux et funeste "There is no alternative" de Mme Thatcher"
"C’est un paradoxe sans doute, mais pour réunir, l’Europe doit maintenant diviser "
"c’est désormais une erreur de confondre le consensus qui ne fait pas de politique et le compromis, indispensable, qui en fait"
"le réformisme socialdémocrate que nous revendiquons conserve pour horizon l’idéal d’une société d’égaux émancipés et ne se contente pas d’une gouvernance gestionnaire incapable d’imaginer les nouvelles formes de la régulation des économies "
Et pour lire le texte complet, c'est ici !
20:17 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.05.2008
Tous à l'ENSAM le 1er juin !!
20:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.05.2008
Appel du 18 MAI
PARIS (AFP) — Les amis de Dominique Strauss-Kahn, réunis dimanche à Paris, ont décidé de préparer un texte, ou "contribution", en vue du congrès de novembre du PS, sous la houlette du député Pierre Moscovici, et proposent à Arnaud Montebourg et à Martine Aubry de s'y associer.
Cette réunion intervenait au lendemain d'un déjeuner où le directeur général du FMI s'était déclaré "assez déterminé" sur une possible candidature à l'Elysée en 2012.
Environ 150 membres, notamment maires et présidents de conseils généraux, du conseil national de "Socialisme et démocratie", du mouvement de l'ancien ministre de l'Economie se sont réunis plusieurs heures dans une université parisienne.
"Tout le monde est tombé d'accord pour que +Socialisme et démocratie+ s'unisse dans ce congrès", a indiqué à l'AFP à l'issue des débats Pierre Moscovici. "Il fallait une contribution au débat, novatrice", qui refuse la "présidentialisation du parti".
M. Moscovici est candidat au poste de Premier secrétaire pour remplacer François Hollande, mais pas à la présidentielle de 2012.
Pour le député du Doubs, "nous voulons être respectés et peser vraiment, en refusant l'affrontement" entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal "que nous croyons délètère pour le parti".
Les amis de DSK sont "en fidélité avec ce qu'on a fait avec lui, mais nous existons par nous mêmes, nous ne sommes pas une écurie présidentielle", a fait valoir M. Moscovici.
Une résolution intitulée "l'appel du 18 mai" a été votée à l'unanimité, sauf une abstention, celle d'Alain Richard. Elle affirme que DSK reste "pour nous, un espoir pour la France".
L'appel affirme que "Les Français ne nous demandent pas un présidentiable tout de suite, mais une alternative claire". La stratégie est celle "d'un large rassemblement de la gauche dans et autour du PS".
Ce rassemblement doit être "ouvert à tous les partis et mouvements politiques et associatifs" recherchant "une alternative politique", et "un mode de désignation de notre candidat" autour d'une "primaire dans la gauche".
"Nous nous adressons en ce sens aux amis de Arnaud Montebourg et de Martine Aubry", indique l'appel.
15:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2008
Report de la réunion de mercredi soir
La réunion avec Pierre Moscovici de mercredi est reporté
13:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le contrat et la loi
"L'UMP demande avec force le démantèlement définitif du dispositif des 35 heures" dès 2008, a déclaré le secrétaire général du principal parti de la majorité présidentielle et parlementaire, Patrick Devedjian, lors d'un point de presse.
"Nous souhaitons (qu'on) arrive enfin à ce que la durée du travail soit contractuelle, entreprise par entreprise", a-t-il ajouté. "Ce que nous voulons, c'est que la durée du travail soit fixée entreprise par entreprise par la négociation sociale."
Prié de dire si cela signifiait la fin de la durée légale du travail en France, il a répondu : "Oui (...) Ça cessera d'être un système national".
Nous reviendrons ces prochaines semaines sur cette question entre la place laissé à la loi et la négociation salariale... Nos camarades de NPS dans le 14ème ont ainsi organisé une très belle réunion sur le projet en cours de loi de modernisation du travail ...
00:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quelques rendez-vous ...

Alain Vidalies, Secrétaire national aux Entreprises, et la Commission Nationale Entreprises, vous invitent à un colloque sur le « L.B.O.».
Alain Vidalies, Secrétaire national aux Entreprises, et la Commission Nationale Entreprises, vous invitent à un colloque sur le « L.B.O. », processus à risques d’achat d’entreprises, qui aura lieu le :
Samedi 24 mai de 9h30 à 13h00, salle Marie Thérèse Eyquem, au siège du PS, 10 rue de Solferino, Paris 7ème, métro Solferino.
PROGRAMME
- 9h30 : Ouverture du colloque : Alain Vidalies
- 9h45 : Projection d’un film sur le « L.B.O. »
- 10h00 : Table ronde N°1 : le « L.B.O. » : Mécanismes et conséquences socio-économiques
Intervenants :
- Guillaume Duval, Rédacteur en chef d’Alternatives Economiques
- Philippe Matzkowki, Responsable du collectif « L.B.O. »
- Vincent Clihon, Professeur d’économie à l’université de Bordeaux
- Joël Hamelin, Responsable du GSE Espace
- Alain Vidalies, Député des Landes
- 10h45 : Débat avec la salle
- 11h15 : Table ronde N° 2 : Comment maîtriser les risques induits par le « L.B.O. » ?
Intervenants :
- Denis Durand, Chef de service à la Banque de France
- Vincent Drezet, Membre du Syndicat Unité des Impôts
- Pierre-Alain Weill, Délégué national aux Entreprises, Groupe PME/PMI
- Marie-Noëlle Lienemann, Députée Européenne
- 12h00 : Débat avec la salle
- 12h30 : Conclusion des travaux
Inscription demandée auprès du secteur Entreprises:
Chérif BA :
Mail : cherif.ba@parti-socialiste.fr
Téléphone : 01 45 56 78 86
Fax : 01 45 56 78 00
00:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.05.2008
Clarté, courage et créativité : quelques mots sur le texte de Delanoë
Quelques commentaires sur le texte de Bertrand Delanoë.
En synthèse, il s’agit d’un texte clairement réformiste et social-démocrate, même si le mot n’est pas cité une seule fois. Beaucoup de bonnes intentions, mais peu d’indications sur les moyens de les réaliser, malgré l’objectif annoncé de répondre à la question de la mise en œuvre de notre déclarations de principes. Quelques pistes, cependant, avec un accent mis sur le développement à l’international de nos PME, le rôle des régions …
Il s’agit d’un socialisme qui s’assume, mais d’un socialisme gestionnaire, sans ambition de transformation de la société. Plutôt d’amélioration du quotidien, et de pacification des tensions crées par la mondialisation. Le texte inscrit clairement toute action politique dans le cadre européen, ce qui est positif.
La dernière partie du texte, consacrée au Parti socialiste, est pour moi la plus intéressante, et celles où les apports sont les plus nombreux. Avec notamment la volonté de faire du PS un parti présent au quotidien dans la société, animateur de campagnes, renforçant sa présence, ses publications, ses liens avec le PSE et l’Internationale socialiste.
Un bon texte, clair, mais pour le moment ni courageux, notamment dans l'opposition à l'ultra capitalisme, ni créatif. Attendons de voir !
Détail :
1 - le constat
Il n’est pas utile d’y revenir, ce constat est partagé par tous : une droite dure et inefficace, une gauche qui doit se repenser en promettant que ce qu’elle peut tenir. Deux remarques :
- une méfiance face à la gauche contestataire, « ceux qui, au nom d’une radicalité de gauche mécaniquement revendiquée, neutralisent en fait des forces de transformation sociale »
- un attachement au mot « socialiste »
2 - « Progressistes »
- Fidélité à la déclaration de principe : l’enjeu d’une motion, ce n’est pas d’en débattre, c’est de proposer des solutions pour la mettre en œuvre
- Attaque sur Ségolène : « la démocratie participative, pour être authentique & réellement féconde, doit se nourrir d’une mise en débat des projets & non de simples questions »
- Sur le développement durable, le texte sous-entend l’idée d’aller vers une planification de la production agricole, pour ne pas laisser faire le marché. Une sorte de PAC mondiale en quelques sortes
- Sur le nucléaire, les OGM : renvoie la question à plus tard
3 – Refonder le pacte social
- Reprise des propositions du PS sur le sujet : sécurité des parcours professionnels, revalorisation des salaires, conditionnalité des allégements de cotisation sociales …
- Souhait de développer l’emploi des seniors
- « Le travail n’est pas une fin en soi »
4 – L’appui sur les collectivités
- Réforme de la fiscalité locale
- Elire les intercommunalités au suffrage direct
- L’échelle de la décentralisation : les régions
5 – La France en Europe et dans le monde
- L’Europe est une fédération d’Etat-nations, pas plus
- Objectif : porter le budget de l’UE à 1,5%
- Création de nouveaux outils de régulations internationaux : conseil de sécurité économique, écologique et social, réglementation des fonds de pension …
6 – Le parti socialiste
- « Retrouver le goût et la pratique du travail collectif, de l’activité militantes et du respect des divisions prises »
- Faire des choix à l’issue de nos débats
- Faire du PS un vecteur de campagnes d’idées, donner de l’ampleur à nos publications, renforcer nos liens avec la société civile.
- Poser les bases d’un grand parti réformiste de la gauche, mais après. La priorité est de muscler le PS.
20:44 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.05.2008
Début de clarification européenne au Parti socialiste
L'attachement du PS à l'Union européenne, dans sa déclaration de principes, n'est pas récent. La déclaration de principes stipule déjà que "le Parti socialiste fait le choix de l’Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d’affronter les défis de l’avenir. La communauté européenne, à condition quelle ne se réduise pas à un simple marché, en sera un élément moteur. Les socialistes s’attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions : politique, économique et sociale." Peut-être aurait-il fallu rappeler ces quelques phrases aux socialistes qui ont défendu le non au référendum sur le Traité constitutionnel européen?
Le Parti Socialiste se place toujours dans le cadre de la construction communautaire.
Suite à cet épisode tragique pour la France et surtout pour tous ceux qui croient en une gauche viscéralement européenne, on pouvait craindre que le PS tourne le dos à ses gènes pro-européennes à l'occasion de la nouvelle déclaration de principes. Celle-ci comprend un article entier dédier à l'Europe et à ce sujet, il n'aurait pas été si surprenant que les socialistes essaient de retrouver une unité sur le dos de l'Europe avec une formule du style "l'Europe, c'est plus ce que c'était. De plus, ce n'est pas l'Europe que l'on nous avait promis. Alors, faisons l'Europe tout seul puisque les autres ne comprennent rien…".
JL Mélenchon et ses copains nonistes allaient-il avoir la peau de cette Union européenne ultra-libérale? Les héritiers de Jaques Delors allaient-ils s'incliner devant ce que certains appellent les sociaux-nationalistes?
En effet, sur la question européenne, il y a clairement deux camps au PS : celui de ceux qui voient en l'Europe le moyen de défendre nos valeurs humanistes et notre modèle de développement solidaire dans un contexte de mondialisation ; et celui de ceux qui pensent que l'Europe est le cheval de Troie de l'ultralibéralisme en France.
Heureusement, le pire n'est jamais certain et la raison, voir l'intelligence, peuvent parfois l'emporter. Ainsi, en l'espèce, point de critiques populistes ou nationalistes qui pointent le bout de leur nez. Pas plus que de compromis sur des formules vides de sens ou chacun verra ce qu'il voudra…
En effet, le PS a décidé de s'assumer comme "un parti européen qui agit dans l’Union européenne" qui revendique même, et à juste titre, une "Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée". Si la formule "qui agit dans l’Union européenne" est un peu étrange, ne cachons pas pour autant notre soulagement. Les forces réformistes du PS l'ont emporté sur les partisans du village gaulois.
Pro-européen dans le texte… et dans les actes ?
Si le reste de l'article n'a rien de bien original, on peut relever à la fin de celui-ci que le PS s'inscrit dans le cadre du Parti socialiste européen et qu'il "entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe". Espérons que les socialistes français auront ce passage en tête lorsque, minoritaires au sein des députés PSE du parlement européen, il faudra passer au vote!
Ainsi, si la présence de cet article 17 dans la nouvelle déclaration de principes du PS est quelque chose de positif et marque un immense progrès par rapport à 2005, n'oublions pas qu'une déclaration de principes n'est pas un programme politique. Il conviendra donc de suivre avec vigilance le congrès de novembre prochain du PS pour que ces beaux principes se matérialisent un peu plus.
Car cette déclaration ne doit donc pas dispenser le PS de faire les propositions concrètes et non-démagogiques que l'on attend de l'opposition dans une démocratie, des propositions que l'on attend avec impatience à un peu plus d'un an des élections au Parlement européen et à quelques mois de la présidence française de l'Union européenne.
Après cette clarification sur les principes, on attend des Socialistes une clarification dans les actes. Prochaine étape : le Congrès de Toulouse.
Fabien CHEVALIER
Président de Sauvons l'Europe – Collectif Ile-de-France
10:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

