30.05.2007

Nicole Guedj ou comment faire de la politique autrement ...

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Ca c'est des affiches de candidats de gauche

On y voit la couleur classique, le rose, des lignes courbes pour donner l'impression du mouvement. Sur le fond, le texte est écrit soit en blanc, soit en rose, pour garder l'alliance de ces deux couleurs. Rien de très novateur, on voit l'affiche, on sait qu'on a affaire à un candidat du Parti Socialiste. 

 

 Mais, alors, que se passe t'il dans le 14ème arrondissement ? Marqué à gauche (Ségolène Royal y a fait plus de 54%), la circonscription voit s'affronter essentiellement trois candidats, de l'UMP, du Modem, et des Verts / PS. Yves Cochet a choisi une affiche en vert et bleu, représentative de l'écologie. Marielle de Sarnez est en orange, aux couleurs du Modem. Et Nicole Guedj ?

 

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Tiens, on dirait du rose, des lignes courbes, et une écriture en blanc ? Jusque dans son affiche, Nicole Guedj montre bien sous quels hospices elle place sa campagne. Cherchant à entraîner la confusion dans l'esprit de l'électorat, elle utilise tous les subterfuges pour se faire passer pour une candidate de gauche.  On la verra un jour distribuer un tract sur les  solidarités, le lendemain se prévaloir du soutien de Christiane Taubira avant de se rétracter ensuite...

 

A t'elle honte de Nicolas Sarkozy ? Mais madame Guedj, il est bon d'avoir de la diversité dans un pays, et nous vous respectons en tant que femme de droite. Assumez-vous, faites campagne pour la franchise des soins, la démolition du code du travail, la remise en cause de la sécurité sociale, de la fin de l'accès à tous à l'enseignement supérieure.

Ou alors, adhérez au PS, nous serons heureux de vous y accueillir.

 

Mais peut-être est-ce un hasard ? Peut-être que tout les candidats de droite ont une affiche de ce style, jolie2c42b4ff8649300da33cdb7eb2bcf0e1.jpg coïncidence ? Vérifions, avec l’affiche de campagne de Jean-François Lamour, candidat UMP dans le 15ème.  Ah, tiens, non. Du bleu, le rappel du slogan de Nicolas Sarkozy, le logo de l’UMP en bonne place.

 

Non, madame Guedj, une élection, ce n’est pas une campagne marketing, et les électeurs de gauche ne s’y tromperont pas, en votant, les 10 et 17 juin prochain, pour Yves Cochet !

 

 

29.05.2007

Sarkozy, l'affranchi par JM Le Guen

75976a8955977de95befe05cf6f8c491.jpegAprès l'annonce de Nicolas Sarkozy d'introduire une « franchise » sur le remboursement des soins, ses principaux lieutenants, François Fillon et Xavier Bertrand, ont multiplié les déclarations les plus contradictoires, tantôt pour justifier cette provocation, tantôt pour en atténuer l'effet.

Rappelons, tout d'abord, ce qu'est une franchise de remboursement. Au ticket modérateur actuellement existant (partie non remboursée des soins, soit 30% pour une consultation médicale – à condition que le praticien respecte les tarifs –, et 25% sur le médicament), la Droite a ajouté le fameux «1 € » sur chaque acte médical, puis les 18 euros sur les actes les plus lourds. La proposition de Nicolas Sarkozy est de diminuer davantage les remboursements : les premières dépenses (100, 200 Euros ? On ne sait pas. Mais ce qui est sûr c'est que cette franchise augmentera au rythme déficits) ne seraient donc plus du tout remboursées. Les conséquences sociales, sanitaires et politiques d'une telle mesure seraient considérables.
Dès lors comment peut-on justifier une telle proposition ? Pour François Fillon, c'est la situation financière de l'Assurance maladie, l'ampleur du déficit, et le refus par engagement moral le de recourir à la dette sociale qui légitiment cette baisse des remboursements. L'argument, purement comptable, a au moins le mérite – si l'on ose s'exprimer ainsi – de la franchise. Il est néanmoins profondément cynique venant de responsables gouvernementaux qui ont, sans vergogne, fait exploser la dette sociale, ces cinq dernières années, en transférant plus de 60 milliards d'euros sur les générations futures. Records pulvérisés !
Pour Xavier Bertrand, c'est « la responsabilisation du malade » qui est l'enjeu de cette mesure. On se souvient pourtant que cet argument a déjà servi pour expliquer les déremboursements précédents. Quand cela finira-t-il ? En réalité, il n'y a là que pure idéologie et volonté scandaleuse de culpabilisation.
Nous savons bien que la très grande partie des dépenses de santé est concentrée sur les cas les plus lourds : malades hospitalisés et malades chroniques. Le recours abusif à la consultation médicale, quant à lui, bien que souvent évoqué pour expliquer l'aggravation de notre situation financière, est une idée fausse. Ces abus ne concernent, en fait, qu'un nombre très marginal d'assurés et ne représente qu'un faible enjeu financier pour l'Assurance maladie.
La véritable logique de la franchise médicale est de freiner la première consommation (celle qui est pourtant la plus utile au plan médical) et non la surconsommation éventuelle. En effet, la franchise ne joue plus de rôle dissuasif une fois son montant dépassé. Comme le soulignent toutes les études, et notamment les rapports du Haut Conseil à l'Assurance Maladie, c'est dans la désorganisation du système de soins qu'il faut chercher les principales raisons du gâchis et des abus : surprescription médicamenteuse, multiplication des examens en raison de l'absence de continuité des soins…
Mais, au-delà des mauvais prétextes, ces mesures entraîneront surtout de très graves conséquences pour notre Assurance maladie et pour la santé publique de notre pays. Avec une franchise à 100 €, 40 % des Français ne recevraient plus aucun remboursement dans l'année. Il s'ensuivrait une perte de légitimité de la sécurité sociale fragilisant son existence même. Les plus défavorisés et les plus pauvres, les plus exclus du système de santé, seraient amenés à retarder leur recours aux soins sans que d'aucune façon la santé publique ou les comptes de la sécurité sociale y trouvent leur intérêt.
Devant la montée des tarifs, la généralisation des dépassements d'honoraires, les déremboursements de médicaments, et bientôt la création d'un secteur optionnel décrochant une nouvelle fois le montant des remboursements des prix réellement payés, le problème de l'accès aux soins se posera pour des millions de Français.
Mais pour Nicolas Sarkozy, l'important c'est d'avancer vers la privatisation pour ne plus garder dans la sécurité sociale que le remboursement des soins les plus lourds./.

 

Trouvé sur le site : http://prioriteagauche.typepad.fr/

Le site de J-M Le Guen : http://www.jmlg.fr/ 

27.05.2007

Yves Cochet pour le 14ème !


 

 Le bilan d'Yves Cochet après cinq premières années passées à l'Assemblée nationale se structure autour de quatre points : la défense de l'environnement, bien sur, mais aussi le logement, l'Europe et les Droits de l'Homme. 

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Yves%2BCochet..., pour ceux qui ne peuvent pas voir la vidéo

26.05.2007

Nicole Guedj soutient Yves Cochet !

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Nous venons d'apprendre que la candidate UMP soutenait le candidat Verts/PS pour les législatives 2007. En effet, dans un tract diffusé ces derniers jours dans l'arrondissement, elle reprend point par point le pacte présidentiel de Ségolène Royal, et se démarque de Nicolas Sarkozy, qu'elle soutenait jusqu'alors :

 

- Simplifier la procédure de saisine de la Halde : c'était, presque mot pour mot, la proposition n°86 du pacte présidentiel de Ségolène Royal. 

 

- Lutter contre l'homophobie : quel désaveu pour le Président, qui vient de nommer Christine Boutin ministre et pense que l'homosexualité est un problème génétique ! Quel désaveu pour l'UMP qui, après avoir exclus le député Vanneste (condamné en 2005 pour propos homophobe), n'a trouvé aucun candidat à investir face à lui dans sa circonscription !

 

 - Faire respecter l'égalité salariale homme-femme : un combat que nous partageons, avec celui de la parité. Car derrière l'effet d'annonce du gouvernement, l'UMP présente 30% de femmes candidates, alors que le PS en présente 47%.

 

- Donner à chacun la possibilité d'accéder à une formation tout au long de sa vie :  la candidate UMP reprend encore une des propositions phares du pacte présidentiel, avec notre projet de mise en place d'une sécurité professionnelle. 

 

- Créer un contrat d'autonomie pour les jeunes de moins de 25 ans : Yohohoho ! C'est soit  le retour des emplois-jeunes de Lionel Jospin, et ce serait une très bonne nouvelle, soit l'application d'une mesure (allocation d'autonomie pour les jeunes) proposée par le Mouvement des Jeunes Socialistes,  et c'est une excellente nouvelle !

 

Au vu de ces éléments, on attend dans les prochaines heures le désistement de la candidate UMP. Par ailleurs, un formulaire d'adhésion l'attend à notre local de la rue de Gergovie.


Comme Nicole Guedj, je voterais pour Yves Cochet les 10 et 17 juin 2007 !

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(Nicole Guedj était déja à Charlety)
 

25.05.2007

Trois explications parmi d'autres ...

(retrouver ce texte et d'autres contributions sur www.ouvronsledebat.net

 

1.Une France qui vieillit

Les Français vieillissent, l’espérance de vie progressent. On le sait, les retraités ont toujours été la frange la plusfebaa8288170165d44ca8bb3dcbba759.jpg conservatrice de notre société. Ségolène Royal n’a réuni que 25% des suffrages sur les plus de 64 ans.
Nous sommes le parti des forces vives de la nation; de la jeunesse. Mais cela ne suffit pas. Nous avons pris un retard énorme sur cette partie de la population, et, sans tomber dans le “marketing politique”, nous devons aller voir, écouter, discuter avec les personnes âgées .

==> Proposition : appliquer le socialisme aux plus de 64 ans, en élaborant, pour la prochaine fois (les législatives), une sorte de huitième pilier du pacte présidentiel uniquement sur ces questions. Et nous avons des choses à dire !!! Accessibilité des transports, développement du monde associatif, politique culturelles adaptées, ponts entre les générations. Nous pouvons ramener cet éléctorat en lui parlant d’autre chose que de son porte feuille, comme le fait Sarkozy.

2. Séparer les médias et les industries
Je ne vais pas revenir sur le constat, je crois qu’il est partagé par tous. Il y a un véritable problème d’indépendance des médias, et nous pouvons porter plusieurs solutions.

==> Remplacement du CSA par une Autorité de Régulation des Médias, dotés de plus de pouvoirs et dont les membres seront nommés à la majorité des deux tiers par le parlement. Assurer son indépendance.

==> Par la loi, interdire l’accès aux marchés publics aux groupes qui posséderaient des intérêts dans les médias (u moins télé et radio) : moyen simple, transparent et clair (lutte contre la corruption) de séparer TF1 de Bouygues, Europe 1 de Lagardère, le reste de Bolloré, ces trois groupes ne pouvant exister sans la commande publique.

==> Réfléchir sur le rôle des sondages. A titre personnel, je suis pour une interdiction de l’élaboration de sondages politiques, je ne vois pas leur intérêt.

3. Le Parti Socialiste n’est pas le parti des fraudeurs.

Au PS, nous nous sommes battus et avec succès pour la mise en place d’instruments pour l’égalité des chances. SMIC, RMI, Allocations familiales, CAF, etc, etc. .. Mais nous apparaissons aussi comme les défenseurs de “parasites”, ceux qui vivent du système à temps plein, profitant d’aides ausquels ils n’ont pas le droit… De la même manière, nous montrons une sorte de complaisance face aux patrons-voyoux. C’est désastreux, et cela a pesé en 2002 et en 2007.
On le sait tous, certaines personnes en abusent : c’est important en terme de somme monétaires, cela pèse sur les budgets. Mais c’est surtout désastreux en terme d’image, car nous passons pour les défenseurs de ceux qui abusent du système.
Cela doit changer.6d993616eefd14d03423d08afa12ad4a.jpg
Nous devons lutter contre ceux qui jouent avec les allocations et les subventions. Montrer que ces aides ont leurs rôle pour certains, et être dur sans concessions avec les autres. Cela passe par la mise en place de contrôle plus fréquent, et des sanctions réelles contre les fraudeurs.
Je ne vise pas les bénéficiaires des aides, j’en fais parti, mais ceux qui, particuliers et entreprises, pensent pouvoir vivre au frais de l’Etat.
Nous devons agir de la même manière, et en les regroupant dans le même sac sur les fraudeurs de la “France d’en haut”. Patrons-voyous, qui augmentent leurs salaires quand ils licencient, golden parachutes, etc… Cela fait parti d’une même dynamique. L’Etat est au service de ceux qui en ont besoin, et ne doit pas cautionner de tels comportements.

24.05.2007

Les Indiscrétions de campagne ...

C'est , et aussi , c'est n'importe quoi et ça passe bien !

Bravo Abadinte !  

Quelques extraits :

 

2. Un militant déchire des affiches François Bayrou lors d'un collage. Une jeune passante le félicite. Elle croyait en fait qu'il collait du François Bayrou.

3. Un militant distribue des tracts contre Sarkozy (les fameux tracts de Re-So de la campagne Antisarko). Le militant se fait conspuer. Les passants croyaient qu'ils distribuaient des tracts pour Sarkozy.

21. Un militant UMP a demandé sa main à une militant PS le soir des élections. Elle a rompu.

46. Le MoDem a réussi son pari: il y a un gouvernement d'union national. Mauvais point pour le MoDem, l'union national ne comprend pas de MoDem. Les salauds passent par le cable!

68. Un courant va se créer au MoDem : ce seront les rénovateurs du parti. Avoir besoin de rénover du neuf, ça donne un coup de vieux.

74. En plein coeur de la campagne, des fabiusiens se réunissent: "Nous devons tout faire pour que Fabius soit Ministre". Certains ont des objectifs insurmontables.

75. En plein coeur de la campagne, des languistes se réunissent: "Nous devons tout faire pour que Jack soit au Quay d'Orsay". Ce mot d'ordre a fait le tour de tout Paris. C'est venu à l'oreille de Chirac qui a répondu: "Mais qui gardera la culture?"

76. En plein coeur de la campagne, une peur sourde circule chez les drayistes, Julien Dray est pressenti à l'Education Nationale. La FIDL -organe jeune des drayistes - prend peur: "Mais comment va-t-on faire pour faire grève contre notre mentor?" Ben tu feras pas l'ami. ;)

 

Le reste chez Abadinte ! 

Ouvrons le débat

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Nous venons de perdre, la Gauche a perdu l´élection présidentielle pour la troisième fois... Au-delà du revers électoral, nous croyons que le Parti socialiste doit désormais répondre à une triple crise. Crise de notre doctrine bien sûr mais aussi de nos structures comme de nos pratiques.

Comme beaucoup, nous pensons que nous sommes arrivés à la fin du cycle d´Epinay et que le chantier qui s´ouvre désormais devant nous est immense. Nous ne pouvons plus masquer nos carences comme nous l´avons trop fait après le 21 avril 2002 ou le référendum sur le traité constitutionnel. Nous ne pourrons faire l´économie de la rénovation.

Pour remettre notre camp sur le chemin de la reconquête, nous croyons au temps du débat, à celui de la confrontation des analyses et des idées, sans a priori ni calcul, sans arrière-pensées ni tactique.

C´est parce que nous ressentons ce besoin que nous avons souhaité initier cet espace de débat, ouvert à tous et dont la seule règle d´or doit être le respect des idées et des engagements de chacun. Chacun de vous est libre de réagir et de nous adresser ses analyses réflexions, propositions ses idées, ses expériences.

Les animateurs de Socialisme & Démocratie Paris

 

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23.05.2007

QG secret des Partisans Soucieux, quelque part dans les marais poitevins ...

« Messieurs, l’heure est grave. Nous avons subi deux défaites majeurs les 22 avril et 6 mai dernier. Les troupes des Unités Militaires Pacifiques occupent les deux tiers du territoire. Seul l’Ouest résiste encore ». Le commandant était concentré sur sa carte, anxieux. Il ne restait que trois semaines, avant l’affrontement décisif, et il ne voyait pas d’issue positive.

 

Autour de lui, l’Etat-major  se tenait réuni. Nombreux étaient ceux qui avaient perdu des proches ces derniers jours, tous passés à l’ennemi. A commencer par le commandant lui-même. 

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« Changeons la générale ! », clamaient les uns. « Virons le commandant », répondaient les autres. Le double commandement était, en effet, une des raisons invoquées pour expliquer les défaites précédentes. Pendant toute la campagne, les troupes avaient tourné en rond sur le triptyque bien connu : « Ordre ! Contre-ordre ! Désordre ». Des dissensions étaient alors apparues, chacun rejetant la faute sur son voisin, pendant qu’en face, ils marchaient en rangs serrés au rythme du rouleau compresseur.

 

« Nous devons passer à gauche », grognait le vieux Méchanlon. « Il y a de l’espace, nous devons les contourner ». Entre les deux batailles, la générale avait cherché à rallier le centre ennemi à elle. Le seul résultat avait été la destruction et la balkanisation d’une partie des forces adverses, qui navait pas empêchée la déroute. Pour Méchanlon, c’était la raison essentielle de la défaite.

 

DKS avait une autre analyse : « Nous sommes partis au combat avec un plan de bataille du siècle dernier, alors qu’en face ils s’étaient adaptés. Nous devons tenir compte des changements, des progrès technologiques. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas laisser nos hommes partir au casse-pipe avec  … »

« Si ce n’est que ça, c’est très facile », bondit le fougueux Descenteville. « Regardez ! ». S’emparant du plan de bataille, il raya rageusement son intitulé pour écrire à la place  ‘Nouveau Plan de Bataille’. « Et voilà ! Bon, on y va maintenant ? »

 

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La générale lui intima d’un geste le silence. « Continue, DKS, que préconises-tu ? ». Il reprit la parole : « C’est malheureusement un peu plus compliqué que ce que ne le souhaiterait Arno, et cela prendra du temps. Or, aujourd’hui, nous ne manquons ni d’homme, ni de motivation – quoique – mais de temps. En face, ils font le forcing tous les jours, se déploient sur tout le territoire. Ils ont l’intention de frapper fort. Nous ne devons pas seulement résister, mais les devancer. Cesser de réagir, de répondre à leurs offensives, hier encore à Toulouse sur les usines aériennes, mais passer à l’offensive. »

 

« Toujours aussi brillant sur le papier, DKS », l’interrompit le commandant. « Oublies-tu qu’ils contrôlent toutes les routes, France 1, France 2, France 3, les voies aériennes, Europe 1, 2, etc. … ».

 

DKS conclut : « Oui, l’UMP dispose aujourd’hui de moyens matériels considérablement supérieurs aux nôtres. Oui, ils n’hésitent pas à se payer des hommes jusque dans nos rangs. Mais souvenons-nous de notre idéal, de la raison de notre combat. Ce sont des millions d’hommes et de femmes qui attendent qu’on leur parle de justice, d’égalité, de prospérité, qu’on gouverne avec eux, comme l’a très bien dit la générale, et pour eux. Nous pouvons compter sur des centaines de milliers d’entre eux qui ont rejoint nos rangs et portent l’étendard du poing et de la rose. Ils sont notre force. Nous devons taire nos différents et aller ensemble à la bataille. Parce que nous préférons tous ici la vérité aux mensonges, les difficultés de l’action aux effets d’annonce, parce que notre combat est juste. Parce que nous sommes socialistes. »

 

 

 

 

« Travailler plus pour gagner plus » : un slogan déjà mis en cause par la droite

En pointant les difficultés de mise en œuvre du dégrèvement de cotisations sociales et d’impôt des heures supplémentaires, le député (UMP) Gilles Carrez vient d’apporter la preuve de la dangerosité et de l’inefficacité de la mesure « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy.

D’une part, ce dégrèvement ne concernerait que les salariés à temps plein, si bien que ceux à temps partiel, qui effectuent des heures complémentaires et non supplémentaires, ne bénéficieraient d’aucun gain de pouvoir d’achat. Pire, selon Monsieur Carrez, les salariés à temps partiel seraient à l’avenir menacés dans leur emploi, dès lors qu’il serait plus profitable à l’entreprise de demander des heures supplémentaires aux salariés à temps plein que de garder ceux à temps partiel.

D’autre part, le principe d’égalité devant l’impôt, auquel doit veiller scrupuleusement le Conseil constitutionnel, s’oppose fermement à ce que les salariés à temps plein bénéficient d’avantages dont seraient exclus ceux à temps partiel. La mesure serait dès lors contraire à la Constitution.

Enfin, le coût total du dégrèvement de cotisations et d’impôt sur les heures supplémentaires dépassant les 4 à 5 milliards d’euros, il est déjà suggéré de plafonner de nombre d’heures dégrevées, voire de ne mettre en œuvre la mesure qu’à titre expérimental.

Ces mises en garde de l’ancien rapporteur général du Budget montrent que la proposition-phare de Monsieur Sarkozy, qui n’a de surcroît jamais été soumise aux organisations syndicales, est à la fois contraire à la Constitution, mensongère à l’égard des salariés, et dangereuse pour l’emploi. Il est encore temps de se rendre à cette évidence.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises


22.05.2007

"La refondation idéologique du PS reste à faire"


«La refondation idéologique du PS reste à faire»
Par Jean-Dominique MERCHET
LIBERATION QUOTIDIEN : mardi 22 mai 2007

Laurent Baumel est responsable national aux études du Parti socialiste. Ce
proche de Dominique Strauss-Kahn a publié Fragments d'un discours réformiste
(Editions de l'Aube, 2006).

Où en est la refondation idéologique du PS ?

Elle reste à faire ! Même si, depuis 2002, nous avons avancé sur un point majeur
: désormais nous assumons notre réformisme, en ayant donné congé à une
rhétorique néo-gauchiste, à notre «surmoi marxiste». Nous sommes un parti
réformiste, mais il nous manque toujours un projet historique. Le PS n'a pas su
renouveler sa doctrine. Sur des questions comme la mondialisation, la nouvelle
question sociale ou l'individualisme contemporain, nous n'avons pas de contenu
adapté à notre posture réformiste.


Durant la campagne, Ségolène Royal a quand même fait bouger les lignes ?

Elle n'est pas enfermée dans la fétichisation des héritages, et la souplesse
dans la pensée est une condition importante du renouveau doctrinal. Elle a levé
des tabous, mais pas forcément sur les sujets qui sont au coeur de notre agenda.
Car le socialisme, c'est d'abord la question sociale. Et là, elle ne nous a pas
fait beaucoup progresser.

De son côté, DSK se revendique social-démocrate. Mais qui n'est pas
social-démocrate au PS ?

On peut avoir un débat sur les mots. Dominique Strauss-Kahn parle aussi de
«socialisme du réel». Personnellement, je suis attaché à l'idée d'un «réformisme
radical». Mais ce qui est important, c'est de définir une identité positive.

Le PS doit-il s'inspirer des exemples étrangers : Tony Blair ou les
social-démocraties nordiques ?


Il faut emprunter ce qui doit l'être. Au blairisme, un état d'esprit qui
consiste à assumer le préalable de la refondation idéologique. Tony Blair ne
s'est pas présenté au départ comme un pragmatique qui fait de la gestion. Il a
pris au sérieux la question idéologique, pour la redéfinir, un peu comme Sarkozy
le fait à droite. Plus que le contenu de sa politique, c'est de cela dont nous
devons nous inspirer. A partir des exemples nordiques, nous pouvons réfléchir à
un nouveau compromis entre un fonctionnement plus fluide du marché du travail et
une sécurisation des parcours des salariés.

Quels liens y a-t-il entre cette rénovation et la question de l'alliance avec
Bayrou ?


La refondation idéologique ne doit pas être subordonnée à cette question.
Rénover, ce n'est pas s'allier avec le centre, même si j'observe qu'il peut y
avoir des convergences.
Peut-on rénover sans trancher d'abord la question du leadership au sein du PS ?
Désigner un leader plus tôt permettra de mener un travail idéologique et
programmatique qui ne soit pas parasité par des questions de personnes. Mais
n'allons tout de même pas trop vite : il nous faut d'abord tirer sérieusement
toutes les conclusions de notre défaite à la présidentielle.

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